<< Modéle précédent Retour au sommaire Modèle suivant >>

La tulipe du catalogue 2005

Toutes les couleurs sont empâtées au médium puis plus ou moins diluées à l'essence d'aspic.
Après avoir dégraissé ma porcelaine à l'alcool, je décalque mon décor. J'entoure de vernis à réserver les surfaces A et B qui recevront par la suite la feuille d'or.

Je putoise au tampon de mousse du vert-noir dans les surfaces A et B. Après séchage j'ôte le vernis à réserver.
Puis, je liquéfie mon mélange vert-noir avec un peu plus d'essence d'aspic afin de pouvoir cerner à la plume la queue et les feuilles. Je vais cerner les pétales de la tulipe avec de la couleur noire. J'ai choisi le noir pour éviter les réactions à la cuisson car ma tulipe, par la suite, va être peinte en couleur de cadmium. Si vous la réalisez dans d'autres tons, vous pouvez la cerner d'une autre couleur. Ne pas cerner l'ombre que j'ai matérialisée par les pointillés sur le modèle.
Première cuisson à 850°C.

Je décalque l'ombre de la fleur, la tige et la feuille puis je l'entoure de vernis à réserver à l'eau. Lorsque le vernis est parfaitement sec, je réalise l'ombre en lustre aubépine et lustre pourpre que je putoise à l'aide d'un tampon de mousse, en commençant par le plus clair en haut de la pièce et en mélangeant progressivement avec le plus foncé.
Je vous rappelle que le lustre a un fort pouvoir couvrant et qu'il faut le passer en couche fine.

Si votre travail est trop léger vous pourrez toujours le corriger après cuisson.
Si le lustre est passé trop épais, après la cuisson, il sera terne et partira facilement sous le doigt, comme de la cendre, en laissant des petites taches sombres disgracieuses, cette erreur est très difficile à corriger.

Vous ôterez le vernis à réserver lorsque votre lustre sera parfaitement sec.

Je peins la tulipe en couleurs de cadmium, donc j'utilise un matériel très propre, afin de ne pas faire virer le cadmium vers le gris pendant la cuisson. Je peins avec un pinceau 62.6, je vous rappelle que les pinceaux utilisés pour travailler le cadmium doivent leur être consacrés, toujours pour éviter de faire virer les teintes à la cuisson.
Je peins ma tulipe, pétale par pétale, en commençant par ceux de l'arrière-plan.

J'ai employé trois couleurs : cadmium carmin, cadmium blanc et pourpre de rose. Je crée différents roses en mélangeant le pourpre de rose avec le cadmium blanc.
Je vous rappelle que le pourpre de rose est la seule couleur qui peut se mélanger aussi bien aux cadmiums qu'aux autres couleurs de la palette.

La tige et les feuilles sont réalisés à l'aide de bleu turquoise, vert émeraude, bleu canard et vert russe. Je travaille les feuilles en grand coup de pinceau pour leur donner de la texture.
Deuxième cuisson à 820°C.

Je recouvre entièrement et consciencieusement tous les pétales de la tulipe, la tige et les feuilles, de vernis à réserver. Ne recouvrez pas l'ombre.
Puis, très rapidement, je réalise les opérations suivantes : je pose une dizaine de grosses gouttes de lustre aubépine sur la moitié haute de la pièce et je fais de même sur la moitié basse de la pièce avec le lustre pourpre. Je rajoute 3 gouttes de lustre violet complètement en bas. Sur toute la surface du fond, je vide environ 2 pleins compte-gouttes d'essence de térébenthine. Avec un doigt, je mélange la térébenthine dans le lustre afin de créer un liquide homogène puis je soulève ma pièce et je fais couler délicatement ces liquides, de gauche à droite et de bas en haut, afin de napper toute la surface de fond d'une façon régulière.

Dès que je suis satisfaite de mon fond, je bloque le résultat en le faisant sécher rapidement à l'aide d'un sèche-cheveux. Cette technique, un peu particulière et difficile à réaliser, est expliquée de façon plus approfondie dans mon livre Métaux précieux et Lustres, page 52 à 55. Ôter le vernis à réserver.

Si nécessaire, vous pouvez retoucher les couleurs de la tulipe et des feuilles, avec les mêmes coloris et les mêmes précautions si vous avez employé, comme moi, les teintes de cadmium.
Troisième cuisson à 800°C.

Vous arrivez à la dernière étape de la pièce, la pose de la feuille d'or, sur les surfaces A et B, que l'on avait peintes en vert-noir à la première étape.
Travailler d'abord la surface A, plus petite, pour vous entraîner. Poser une couche fine de fixateur pour or, à l'aide d'un pinceau comme le 62.2.
Ouvrer très délicatement votre carnet de feuilles d'or et à l'aide d'une palette à dorer (pinceau 75), prendre des petits bouts de feuille que vous poserez sur le fixateur, voir le livre Métaux précieux et Lustres, pages 38 et 39.
Dernière cuisson à 680°C.

Retour au début de la page